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Le 21 novembre à 15h30 : nous recevrons Hamid ZANAZ, grand prix "ni dieu ni maître " 2009 pour son essai "L'impasse islamique, la religion contre la vie" (Ed. Libertaires 2009)   ATTENTION CE DEBAT EST ANNULE et remplacé par une discussion autour du thème : 

"ÊTRE ATHÉE AUJOURD'HUI AU SEIN DE L’UNIVERS MUSULMAN"
 
en présence de Jean-Manuel Traimond (écrivain, auteur de : "Attention religion ! Pourquoi la religion colle - et quelques conseils pour la décoller " Atelier de Création Libertaire, 2007) et de Amar Yaïche (écrivain, auteur de : "Dansons sur les cadavres" L’Insomniaque, 2005) coordinateurs d’un ouvrage en préparation sur les témoignages de personnes nées dans un environnement musulman et athées 

nouveau à La Rue

Quelques titres nouvellement entrés dans nos rayons :


essais :

- "L'insurrection qui vient" COMITE INVISIBLE, ed. La Fabrique

- "La terrorisation démocratique" Claude GUILLON, ed. Libertaria

- "L'or nègre" Camille De VITRY, ed. Tahin Party

romans :

- "Capitaine superbe" Gaston MASSAT, ed. Libertaires

Théâtre :

- "Morituri", "III", "L'entretient" pièces de Philippe MALONE, ed. Quartett et Espaces 34

- "Sacco et Vanzetti" Alain GUYARD, ed. Libertaires

revues :

REFRACTIONS N°22 "le réveil des illégalismes" - printemps 2009

Cahiers Octave Mirbeau n°15 - 2008

Breves n°88-89

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critique de livres

Lundi 28 septembre 2009
- Publié dans : critique de livres
Par l'équipe de La Rue

Une interview imaginaire d’Henry FEVRE, auteur de Galafieu (roman paru en 1898 !) 


« Caroline Granier : Henry Fèvre, plus de 70 ans après ta mort, les éditions Ressouvenances publient un de tes romans, Galafieu. Alors, heureux ? 


Henry Fèvre : Oui, bien sûr, je me suis beaucoup attaché à ce personnage de Galafieu, que j’avais d’abord créé pour une pièce de théâtre d’ailleurs, avant d’en faire un personnage de roman. Malheureusement, le livre n’a pas été reçu comme je l’espérais.


CG : Il a pourtant été bien lu et beaucoup commenté. De nombreux littérateurs, à ton époque, en parlent : comme par exemple les deux auteurs qui signent Marius-Ary Leblond dans un des premiers ouvrages de critique littéraire sociologique : La Société française sous la Troisième République vue par les romanciers contemporains paru en 1905.


HF : Certes, mais c’est là le problème. As-tu lu ce qu’ils disent ? Je cite : « C’est en tant que raté qu’il est et finit anarchiste ». Ils voient en Galafieu un raté ! Un minable, quoi. Or pour moi c’est un véritable héros, bien que… c'est-à-dire justement parce qu’il est totalement inadapté à la société de son temps. 


CG : Galafieu ne semble pourtant pas avoir d’idée politique précise. Il vit au gré de ses désirs, sans aucune théorie pour le guider, sans rallier aucun groupe politique.


HF : Eh bien oui, c’est cela qui me plait en lui. Il reste un homme libre. Moi aussi j’ai toujours répugné à m’engager dans un parti. C’est ce que j’écrivais l’autre jour – enfin, je veux dire en 1893 - à mon ami Lucien Descaves. Je lui demandais de se joindre à Jules Case, Jean Ajalbert et moi pour tenter de centraliser les forces littéraires et politiques de la jeunesse. Mais je voulais un groupement « en dehors de toutes formules politiques connues ». Je lui précisais bien : « Pas de programme étroit compromettant notre indépendance personnelle ». 


CG : Donc, Galafieu, pas un raté ? Il a pourtant échoué à changer l’ordre social – et n’a même pas réussi à vivre de façon indépendante.


HF : On peut voir les choses autrement. C’est la société qui est ratée, qui ne laisse aucune place à des individus tels que Galafieu. Ou d’autres. On peut penser aux « oiseaux de passage » de Jean Richepin, aux déclassés, aux en-dehors, à tous les vagabonds… Mais je te parle d’une autre époque. Aujourd'hui, où sont les vagabonds ?


CG : Les Rmistes, les chômeurs ? 


HF : Je ne crois pas. Ceux-là font partie du système, en quelque sorte. Les individus tels que Galfieu se voulaient résolument en dehors. Jamais Galafieu n’aurait été mendier un revenu d’existence légal !


CG : Alors il serait peut-être comparable aux désobéisseurs, décroissants, fraudeurs, casseurs…


HF : Sans doute. Ceux qu’on traque, qu’on enferme – parce que leur simple existence est une menace pour le système en place.


CG : Et l’anarchie dans tout ça ? 


HF : « Vive l’anarchie », crie Galafieu avant de mourir. Ce n’est quand même pas un hasard.


CG : Mais bien des critiques ont fait remarquer qu’il ne savait pas trop ce qu’il disait. A-t-il seulement une idée précise des théories de Proudhon, Kropotkine, Élisée Reclus…


HF : Oh ! pas besoin d’avoir lu toute la collection de La Révolte ! L’anarchie, il ne la comprenait que trop bien. Je veux dire par là qu’au-delà d’une théorie en train de se faire, l’anarchie était avant tout, à mon époque, l’expression d’une révolte sociale, profonde. Léauthier, autre anarchiste dont je me suis beaucoup inspiré pour Galafieu, disait au sujet des idées libertaires : « On "respire" ces idées-là maintenant, et quand même Le Père Peinard et La Révolte ne paraîtraient plus, ça ne ferait rien, rien ». 


CG : Pour finir, un message aux lecteurs et lectrices du 21e siècle ? 


HF : En 1893, j’écrivais un article pour dénoncer le parlementarisme dans lequel je rêvais : « Et l’on s’étonne, et l’on s’indigne des colères et des impatiences qui éclatent… O bombes de l’avenir ! » Je ne savais pas que mon article paraîtrait juste après l’attentat de Vaillant à la Chambre des députés ! J’aimerais retenter le coup… mais les temps ont changé. Ce ne sont plus quelques bombes qui suffiraient, aujourd'hui, pour ébranler le nouvel ordre économique mondial. Mais je continue à croire que c’est possible de renverser le système, et qu’il faut commencer comme Galafieu, par se réapproprier son existence, par refuser l’inacceptable, Voilà peut-être le message que je vous envoie avec ce livre. »


Propos (presque) recueillis par Caroline Granier

Galafieu (fac-similé de l’édition originale), présenté par Caroline Granier,
Editions Ressouvenances, (juillet 2009, 20 euros)

 

Nous aurons le plaisir de recevoir Caroline pour une "vraie" présentation de cette ré-édition le samedi 24 octobre (voir programme des débats)




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Lundi 6 avril 2009
- Publié dans : critique de livres
Par l'équipe de La Rue
Deux nouveaux titres ont fait leur apparitions dans le catalogue des Editions Chant d'Orties.

Le premier, "Mémoires d'un nouveau-né", roman de Thierry MARICOURT, nous livre à travers les mémoires d'un nouveau né au QI exceptionnel un réquisitoire poétique et philosophique contre notre société :"Il n'est pas encore né que dans son crâne une "espèce de pâte grise" rayonne de manière extraordinaire. Son cerveau se développe alors sans tenir compte de l'évolution de son corps. Pourquoi ? Parce que neuf mois plus tôt, il y a eu un petit boum dans la région. Rien d'officiel, rien d'alarmant. Un tout petit boum dans un tout petit tuyau dans une toute petite usine nucléaire d'un tout petit village des environs ..."

Le second, "Debout dans l'aquarium" d'Eric LEMAIRE, est un "croisement de récits" : "1981. La gauche arrive au pouvoir. Deux ans d'espoir, de fêtes et puis le désenchantement qui s'installe. Quelque part dans un quartier d'une ville de bord de mer, le bar de Maurice. Les habitués viennent y cracher leurs désillusions et se fondre dans l'atmosphère chaleureuse. Tous ont appris à nager, mais voilà que maintenant ils n'arrivent plus à maintenir la tête hors de l'eau. des oubliés de l'Histoire sur lesquels l'auteur porte un regard bienveillant mais lucide."

Tous deux sont disponibles à la bibliothèque ou sur le site des éditions : chantdorties.free.fr


 
                                                



 

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Dimanche 3 août 2008
- Publié dans : critique de livres
Par l'équipe de La Rue

"Le téléphone portable, gadget de destruction massive" du collectif Pièces et main d'oeuvre, éditions l'Echappée,- 2008


La mise au point de l'équipe de Pièces et main d'oeuvre sur ce jouet devenu "incontournable" comme on dit (même ma grand mère en a un !) porte non seulement sur les ravages sociaux (jamais sans mon portable !), écologiques, économiques et donc guerriers que cet objet induit, et - et c'est sans doute là le plus intéressant - n'évite pas le questionnement sur l'utilisation que nous, libertaires, faisons de cette technologie. Le constat de Pièces et main d'oeuvre est simple : vivre dans ce monde contraint à l'usage de la technologie pour communiquer ; or, "le problème c'est la technologie, pas les applications" comme l'énonce un des chapitre ... (lire la suite)


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Dimanche 1 juin 2008
- Publié dans : critique de livres
Par l'équipe de La Rue

Le vendredi 6 juin à 18h aura lieu le vernissage de l'exposition de dessins de Reinaldo.

L'exposition, qui se tiendra jusqu'au 5 juillet, sera couplé, le samedi 7 juin à 15h30, de la présentation du livre de Viviana "Délit d'innoncence. Lettres de geôles du Brésil et d'Italie". 


 

"Fin mai 1986, Viviana, une argentine de trente et un ans, grande voyageuse, est arrêtée à Rio de Janeiro. Suite à une dénonciation pour détention et trafic de drogue, elle attend une demande d'extradition de l'Italie. Pendant un an, Viviana ne cessera de clamer son innocence. Fin juin 1987, elle est extradée vers l'Italie où elle sera finalement jugée. Compte tenu du manque de preuves elle sera condamnée au total exact du temps passé en prison ... les lettres qu'elle a envoyées à son père pendant ces mois de rétention sont réunies dans ce livre. Pour la plupart, elles concernent son séjour dans une prison de Rio de Janeiro, plus exactement une dépendance de la Police où sont renfermées les détenues préventifs." (pour lire la suite de la critique de Charles REEVE, cliquez ici : Des lettres de prison fécondes)


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Jeudi 8 mai 2008
- Publié dans : critique de livres
Par l'équipe de La Rue
"Le linceul du vieux monde"  de Sébastien Rutès  aux éditions l'Atinoir – 2008

 



 

1899, année de l'exposition universelle à Paris. Un évènement qui voudrait faire oublier l'affrontement au "fort Chabrol" et les déchirements causés par l'affaire Dreyfus, qui voudrait faire oublier, surtout, le Paris populaire. Jusqu'à ce qu'une affaire de meurs sème le trouble et inquiète, déchaînant la presse - et la police - contre les anarchistes, forcément coupables. 

 

1899. Oscar Wilde est en exil à Paris. C'est pour lui une période de déchéance, faite de solitude et de misère dont il ne sortira pas. Il caressera cependant un dernier rêve, celui d'accomplir son ultime chef d'œuvre : le dynamitage de la Tour Eiffel !   

 

1899. Nino, vieux militant anarchiste hanté par les remords et les échecs enquête pour mettre hors de cause les mouvements libertaires. Pourquoi ne pas embarquer le poète dandy avec lui ? 

 

"Le linceul du vieux monde" premier roman de Sébastien Rutés dans lequel l'auteur mêle avec finesse et aisance la poésie de Wilde, les chansons de Bruant, et l'argot des bouchers de la Villette, est paru en février chez L'Atinoir (la nouvelle collection des Editions l'Ecailler, consacrée au roman noir latino-américain). Roman d'aventures, roman feuilleton façon XIXème siècle, c'est également un bel hommage à l'anarchisme parisien et au poète irlandais qui, clairvoyant annonce au détour d'une page que : 

 

"… Nous ne sommes plus au temps des régimes féodaux, dont l'exercice du pouvoir féroce avait l'effet bénéfique de provoquer la révolte. Les gouvernements d'aujourd'hui fondent leur survivance sur l'apathie des hommes. Le pouvoir bourgeois a cela de terrifiant qu'il démoralise. Ne voyez-vous pas vos concitoyens se contenter d'un confort vulgaire ? En distribuant des récompenses d'une sinistre banalité, le pouvoir compte décourager les forts, les révoltés, par le spectacle de l'acceptation et du renoncement. On a acheté les hommes …" 

 

Barbara Cibille 

 

 


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